Chers collègues, chers amis,
La France connaît un nouvel épisode de fortes chaleurs. Une nouvelle fois, nos entreprises sont en première ligne.
Dans nos hôtels, cafés, restaurants, établissements de nuit, foodtrucks, cuisines, salles et terrasses, la canicule n’est pas seulement un sujet météorologique. C’est une réalité très concrète d’exploitation : des salariés à protéger, des clients à accueillir dans de bonnes conditions, des organisations à adapter, des terrasses moins fréquentées, parfois des annulations et des pertes d’activité.
À l’occasion de mon entretien ce mardi 7 juillet 2026 avec Jean-Claude Farandou, ministre du Travail, nous avons échangé sur cette réalité et insisté sur la nécessité de protéger les salariés, d’accompagner les entreprises et de tenir compte des situations particulières rencontrées par nos professionnels.
Cette mobilisation est en marche dans nos établissements.
Des informations sont à votre disposition sous le lien suivant afin de vous rappeler précisément vos obligations en matière de prévention des risques liés à la chaleur. Mais au-delà de ces obligations, je veux appeler chacun d’entre nous à faire preuve de vigilance, de responsabilité et d’hospitalité.
Nous devons protéger nos équipes : accès à l’eau fraîche, pauses plus fréquentes, adaptation des horaires lorsque cela est possible, ventilation ou rafraîchissement des locaux, limitation des tâches les plus exposées aux heures les plus chaudes, attention particulière aux salariés fragiles et information sur les signes d’alerte.
Nous devons aussi protéger nos clients et visiteurs. Un verre d’eau proposé spontanément, une table déplacée à l’ombre, un conseil simple ou un espace d’attente plus frais peuvent éviter des situations difficiles, notamment pour les personnes âgées, les enfants, les personnes fragiles ou les touristes.
Nous devons enfin porter une attention particulière aux livreurs venant déposer ou retirer des marchandises dans nos établissements. Ils ne sont pas salariés de nos structures, mais ils participent à la chaîne de service. Leur proposer de l’eau fraîche, quelques minutes à l’ombre ou, lorsque cela est possible, un temps d’attente dans un espace plus frais, est un geste simple, humain et responsable.
Lors de notre échange avec le ministre du Travail, la question de l’activité partielle a également été abordée. Lorsque, malgré les mesures de prévention mises en œuvre, l’ambiance thermique ne permet plus de travailler dans des conditions acceptables, ou lorsque l’activité est très fortement réduite en raison de l’absence de clientèle, notamment pour les établissements dépendant d’une terrasse non protégée, le recours à l’activité partielle peut être envisagé.
Ce recours n’est pas automatique. Il est examiné au cas par cas par l’administration. Les entreprises concernées doivent pouvoir documenter leur situation : vigilance météo, températures constatées, mesures de prévention mises en œuvre, baisse de fréquentation, annulations ou impossibilité d’exploiter certains espaces.
Les équipes du GHR sont pleinement mobilisées pour vous accompagner, qu’il s’agisse de vos obligations en matière de santé et de sécurité au travail ou, lorsque la situation le justifie, de vos démarches relatives à l’activité partielle.
Notre rôle est de vous informer, de vous défendre et de faire remonter aux pouvoirs publics les difficultés rencontrées sur le terrain. Mais notre responsabilité collective va aussi au-delà : en période de canicule, nos établissements peuvent contribuer, chacun à leur niveau, à protéger nos salariés, nos clients, les livreurs, les visiteurs et plus largement nos concitoyens.
C’est cela aussi, l’hospitalité.
Bien à vous,
Catherine Quérard,
Présidente du GHR